C'est la première vérification parce que c'est la seule qui peut rendre toutes les autres inutiles. Une créance prescrite ne vaut plus rien, même devant un tribunal, même si le débiteur reconnaît la devoir.
Cinq ans entre professionnels, en application de l'article L.110-4 du Code de commerce. Le délai court à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'agir, soit en pratique la date d'exigibilité de la facture.
Deux ans face à un consommateur, selon l'article L.218-2 du Code de la consommation, pour les biens et services fournis par un professionnel. C'est un délai court, souvent dépassé sans que le créancier s'en aperçoive.
Les actes qui remettent le compteur à zéro
Trois événements interrompent la prescription et font repartir un délai complet :
- La reconnaissance de dette par le débiteur, même partielle, y compris un paiement d'acompte (art. 2240 du Code civil)
- La demande en justice, y compris en référé (art. 2241)
- Un acte d'exécution forcée (art. 2244)
Une relance simple, un courriel ou un appel téléphonique n'interrompent rien. C'est une confusion fréquente : relancer pendant cinq ans ne préserve pas la créance.