Guide comparatif

Huissier ou société
de recouvrement ?

Le commissaire de justice détient le monopole de l'exécution forcée et intervient une fois que vous avez un titre exécutoire. La société de recouvrement agit en amont, sans titre, en phase amiable. Ce ne sont pas deux concurrents mais deux moments du même parcours. Dans la majorité des dossiers, la phase amiable suffit et l'exécution forcée n'est jamais nécessaire.

10 %
HT amiable B2B
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Si rien n'est récupéré
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Montant minimum
J+25
Reversement
Comparatif

Deux métiers, deux moments

La différence ne porte pas sur la compétence mais sur le stade du dossier.

Critère Commissaire de justice Société de recouvrement
Statut Officier ministériel Mandataire déclaré au procureur
Intervient Après obtention d'un titre exécutoire Dès le premier jour de retard
Pouvoir propre Monopole de l'exécution forcée : saisie, expulsion, signification Négociation, échéancier, mise en demeure
Facturation À l'acte, tarif réglementé, due même sans résultat Commission sur les sommes encaissées uniquement
Si rien n'est récupéré Les actes restent facturés Vous ne payez rien
Relation commerciale Acte solennel, souvent perçu comme une rupture Ton réglable selon le dossier
Petites créances Coût des actes souvent disproportionné Viable sans montant plancher
Le détail

Ce que chacun peut réellement faire

Que fait un commissaire de justice ?

Depuis le 1er juillet 2022, la profession de commissaire de justice a remplacé celles d'huissier de justice et de commissaire-priseur judiciaire, en application de l'ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016. L'appellation « huissier » reste employée dans le langage courant.

Son pouvoir distinctif est l'exécution forcée : saisie-attribution sur compte bancaire, saisie-vente, saisie des rémunérations, expulsion. Ce monopole a une contrepartie stricte : il ne peut engager aucune de ces mesures sans titre exécutoire, dont la liste figure à l'article L.111-3 du Code des procédures civiles d'exécution — jugement, ordonnance d'injonction de payer devenue exécutoire, acte notarié revêtu de la formule exécutoire.

Sans titre, un commissaire de justice qui vous propose un recouvrement amiable fait le même travail qu'une société de recouvrement, avec les mêmes pouvoirs, c'est-à-dire aucun pouvoir de contrainte.

Que fait une société de recouvrement ?

Elle agit sur mandat, avant tout titre. Son activité est encadrée par les articles L.124-1 et R.124-1 du même code : déclaration auprès du procureur de la République, assurance responsabilité civile professionnelle, compte bancaire dédié aux fonds encaissés pour le compte des mandants.

Concrètement : analyse de la solidité de la créance, relances multicanal, négociation d'échéancier, mise en demeure formelle. Puis, si l'amiable échoue et avec votre accord, engagement de la procédure judiciaire — injonction de payer, référé-provision, assignation — et coordination du commissaire de justice pour l'exécution.

Qui paie les frais ? Le point que tout le monde ignore

C'est la question qui revient le plus souvent, et la réponse surprend.

En phase amiable, les frais restent à la charge du créancier. L'article L.111-8 du Code des procédures civiles d'exécution est explicite : les frais de recouvrement entrepris sans titre exécutoire restent à la charge du créancier, sauf s'ils concernent un acte dont l'accomplissement est prescrit par la loi. Toute stipulation contraire est réputée non écrite.

Autrement dit, vous ne pouvez pas refacturer à votre débiteur les honoraires d'un recouvrement amiable, quelle que soit la clause figurant dans vos conditions générales. Un commissaire de justice qui vous propose une prestation amiable vous facture donc ses actes, et vous ne pourrez pas les récupérer.

Deux exceptions à connaître, car elles jouent en votre faveur : l'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement, due de plein droit entre professionnels (article L.441-10 du Code de commerce), et les frais judiciaires une fois le titre obtenu, qui suivent le régime des dépens et de l'article 700 du Code de procédure civile.

Le coût comparé

Un commissaire de justice facture à l'acte, selon un tarif réglementé, que la somme soit récupérée ou non. Sur une créance de 2 000 €, l'enchaînement des actes peut représenter une part significative du montant, sans garantie de résultat.

Une société de recouvrement au succès ne facture que sur les sommes effectivement encaissées. Chez HIMILCO, 10 % HT en amiable B2B, sans frais de dossier ni montant minimum. Si rien n'est récupéré, vous ne payez rien. Détail des tarifs.

Comment choisir en pratique

  • Facture en retard, aucun titre — société de recouvrement
  • Créance contestée par le client — société de recouvrement, phase de négociation
  • Petits montants nombreux — société de recouvrement, à condition qu'il n'y ait pas de plancher
  • Jugement déjà obtenu — commissaire de justice, directement
  • Débiteur solvable qui refuse de payer malgré un titre — commissaire de justice, saisie
  • Vous ne savez pas où vous en êtes — société de recouvrement, qui orientera

Le parcours le plus fréquent : les deux

Dans la pratique, ces deux métiers s'enchaînent plus qu'ils ne s'opposent. La société de recouvrement traite l'amiable, obtient le titre par injonction de payer si nécessaire, puis mandate le commissaire de justice pour l'exécution. Vous gardez un seul interlocuteur et la coordination est prise en charge.

Chez HIMILCO, aucune procédure judiciaire n'est engagée sans votre accord écrit, et les frais d'actes vous sont annoncés avant tout engagement. Comprendre l'injonction de payer · Obtenir un titre exécutoire.

Questions fréquentes

FAQ huissier et recouvrement

Quelle est la différence entre un huissier et une société de recouvrement ?
Le commissaire de justice, qui a remplacé l'huissier depuis le 1er juillet 2022, détient le monopole de l'exécution forcée : saisies, expulsions, signification des actes. Il intervient une fois que vous détenez un titre exécutoire. La société de recouvrement agit en amont, sans titre : relances, négociation, échéancier. Deux moments distincts, pas deux concurrents.
Faut-il un huissier pour récupérer une facture impayée ?
Non, pas dans un premier temps. Sans titre exécutoire, le commissaire de justice ne peut engager aucune mesure de contrainte. La phase amiable ne requiert aucun officier ministériel et résout une part importante des dossiers, en particulier lorsque la créance n'est pas contestée.
Qui paie les frais d'un recouvrement amiable ?
Le créancier. L'article L.111-8 du Code des procédures civiles d'exécution prévoit que les frais de recouvrement engagés sans titre exécutoire restent à sa charge, et qu'une clause contraire est réputée non écrite. Seules l'indemnité forfaitaire de 40 € entre professionnels et les frais judiciaires postérieurs au titre échappent à cette règle.
Combien coûte un commissaire de justice ?
Ses émoluments sont tarifés par décret et facturés à l'acte, indépendamment du résultat. Vous payez que la somme soit récupérée ou non. Une société de recouvrement au succès ne facture rien en l'absence d'encaissement : c'est la différence structurelle entre les deux modèles.
Peut-on faire appel aux deux ?
C'est même le parcours le plus fréquent. La société de recouvrement traite l'amiable, obtient le titre exécutoire si nécessaire, puis mandate le commissaire de justice pour l'exécution. Vous n'avez qu'un interlocuteur et la coordination est assurée.
Quand passer directement par un commissaire de justice ?
Lorsque vous détenez déjà un titre exécutoire : jugement définitif, ordonnance d'injonction de payer signifiée et non contestée, ou acte notarié. La phase amiable est alors dépassée et seule l'exécution forcée reste utile.
Un huissier est-il plus efficace pour faire peur au débiteur ?
L'effet psychologique existe mais il est souvent surestimé. Un courrier de commissaire de justice sans titre exécutoire n'emporte aucune contrainte : c'est une mise en demeure comme une autre. En revanche, il peut rompre définitivement une relation commerciale que vous souhaitiez préserver.

Une facture impayée ?

Signature du mandat en ligne en 10 minutes. Aucun frais fixe, aucun montant minimum, commission uniquement sur les sommes récupérées.

Signer un mandat 01 84 80 35 16

Dernière mise à jour : 1er septembre 2026 · Textes cités : ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016, articles L.111-3, L.111-8, L.124-1 et R.124-1 du Code des procédures civiles d'exécution, article L.441-10 du Code de commerce, article 700 du Code de procédure civile. Page informative, ne constituant pas un conseil juridique individualisé.

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