🔒 Conformité

RGPD et
recouvrement.

Transmettre les données d'un débiteur à une société de recouvrement est licite : le traitement repose sur l'intérêt légitime du créancier, pas sur le consentement du débiteur. Vous restez responsable de traitement, le prestataire agit comme sous-traitant, et un contrat conforme à l'article 28 du RGPD encadre la relation. Seule contrainte réelle : ne transmettre que les données nécessaires au recouvrement.

FR
Hébergement
Art. 28
Contrat de sous-traitance
10 ans
Archivage comptable
0
Transfert hors UE
Les six points

Ce que le RGPD exige

Les questions que pose systématiquement un DPO ou un responsable conformité avant de confier un portefeuille.

⚖️

Base légale

Intérêt légitime du créancier à recouvrer une créance due (art. 6.1.f), ou exécution du contrat (art. 6.1.b). Le consentement du débiteur n'est ni requis ni pertinent : personne ne consentirait à être relancé.

📉

Minimisation

Article 5.1.c : seules les données nécessaires au recouvrement sont transmises. Identité, coordonnées, montant, échéance, pièces de la créance, historique des relances. Rien d'autre.

🤝

Sous-traitance

Vous restez responsable de traitement, nous sommes sous-traitant. L'article 28 impose un contrat écrit précisant l'objet, la durée, la nature des données, les obligations de sécurité et le sort des données en fin de mission.

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Information du débiteur

Articles 13 et 14 : la personne concernée est informée du responsable de traitement, des finalités, de la base légale, des destinataires, de la durée de conservation et de ses droits, dès la première relance.

🗄️

Conservation

Durée du recouvrement, puis archivage intermédiaire tant qu'une action reste possible. Les pièces comptables suivent l'obligation décennale de l'article L.123-22 du Code de commerce. Au-delà, suppression ou anonymisation.

🇫🇷

Localisation

Hébergement en France, aucun transfert hors Union européenne. Le chapitre V du RGPD, qui encadre les transferts internationaux, ne trouve donc pas à s'appliquer.

Le détail

Les cas sensibles

Professions de santé : ce qui peut et ne peut pas circuler

C'est la question qui bloque le plus souvent. Un cabinet médical, paramédical ou dentaire dont des patients ne règlent pas leur reste à charge se demande légitimement s'il a le droit de confier ces dossiers à un tiers.

La réponse tient en une distinction. La créance est recouvrable ; l'information de santé ne doit pas être transmise. Les données concernant la santé relèvent des catégories particulières de l'article 9 du RGPD, dont le traitement est en principe interdit sauf exceptions limitativement énumérées. Le recouvrement d'une facture n'en fait pas partie.

En pratique, le dossier transmis se limite donc à des éléments purement financiers : identité et coordonnées du patient, montant dû, date d'échéance, référence de facture. Aucune mention de la nature de l'acte, du diagnostic, du praticien spécialiste, ni du motif de consultation. Une facture doit être expurgée avant transmission si elle porte un libellé d'acte identifiant. Le secret professionnel prévu à l'article L.1110-4 du Code de la santé publique et à l'article 226-13 du Code pénal s'ajoute d'ailleurs au RGPD sur ce point.

Deux réflexes utiles pour les cabinets : faire signer une reconnaissance de dette lorsqu'un reste à charge s'installe, ce qui constitue une preuve neutre et détachée de tout élément médical ; et prévoir dans les documents remis au patient une information sur le recours possible à un tiers en cas d'impayé. Modèle de reconnaissance de dette · Recouvrement pour le secteur santé.

Faut-il l'accord du débiteur ?

Non, et c'est un contresens fréquent. Le consentement est l'une des six bases légales du RGPD, pas la seule ni la principale. Un créancier qui recouvre une somme qui lui est due poursuit un intérêt légitime, et le débiteur peut raisonnablement s'attendre à être relancé s'il ne paie pas. Chercher un consentement serait ici absurde et fragiliserait le traitement plutôt que de le sécuriser.

Le débiteur conserve en revanche ses droits : accès, rectification, limitation, et droit d'opposition. Ce dernier n'est pas absolu lorsque le traitement repose sur l'intérêt légitime : le responsable peut le refuser s'il démontre des motifs légitimes et impérieux prévalant sur les intérêts de la personne, ce qui est le cas d'une créance certaine, liquide et exigible.

Quelles données transmettre concrètement

  • À transmettre — raison sociale ou nom et prénom, adresse postale, e-mail, téléphone, montant dû, date d'émission et d'échéance, référence de la facture, pièces justificatives de la créance, historique des relances déjà effectuées, paiements partiels éventuels
  • À ne pas transmettre — données de santé, opinions politiques, philosophiques, religieuses ou syndicales, orientation sexuelle, origine ethnique, données biométriques, appréciations subjectives sur la personne, informations sans lien avec la créance

Ce que nous mettons en place

  • Contrat de sous-traitance conforme à l'article 28, annexé au mandat de recouvrement
  • Hébergement en France, sans transfert hors Union européenne
  • Accès nominatifs et journalisés pour chaque intervenant sur un dossier
  • Suppression ou anonymisation des données à l'issue des durées de conservation applicables
  • Restitution de l'intégralité des pièces en fin de mission, sur simple demande

Nous fournissons ces éléments par écrit avant signature, à destination de votre DPO ou de votre responsable conformité. Politique de confidentialité · Vérifier qu'un prestataire est en règle.

Questions fréquentes

FAQ RGPD

Ai-je le droit de transmettre les données de mon client à une société de recouvrement ?
Oui. Le recouvrement d'une créance due repose sur l'intérêt légitime du créancier (art. 6.1.f du RGPD) ou sur l'exécution du contrat (art. 6.1.b). Le consentement du débiteur n'est pas requis. Vous restez responsable de traitement et le prestataire agit comme sous-traitant, ce qui impose un contrat conforme à l'article 28.
Quelles données peut-on transmettre ?
Uniquement celles nécessaires au recouvrement, par application du principe de minimisation (art. 5.1.c) : identité et coordonnées, pièces établissant la créance, montant, échéance, historique des relances et des paiements. Tout élément sans lien avec la créance doit être écarté.
Peut-on confier le recouvrement de créances de patients à un tiers ?
La créance peut être recouvrée, mais rien de ce qui touche à l'état de santé ne doit être transmis. Les données de santé relèvent des catégories particulières de l'article 9 du RGPD, dont le traitement est en principe interdit hors exceptions. Le dossier se limite donc aux éléments financiers : identité, montant, date, référence, sans nature ni motif de l'acte.
Combien de temps les données sont-elles conservées ?
Le temps du recouvrement, puis en archivage intermédiaire tant qu'une action ou un contrôle reste possible. Les documents comptables et pièces justificatives suivent l'obligation de conservation de dix ans prévue à l'article L.123-22 du Code de commerce. Au-delà, les données sont supprimées ou anonymisées.
Le débiteur doit-il être informé ?
Oui. Les articles 13 et 14 du RGPD imposent d'informer la personne de l'identité du responsable de traitement, des finalités, de la base légale, des destinataires, de la durée de conservation et de ses droits. Cette information figure dans la première relance et dans la politique de confidentialité.
Le débiteur peut-il s'opposer au traitement de ses données ?
Il dispose d'un droit d'opposition, mais celui-ci n'est pas absolu lorsque le traitement repose sur l'intérêt légitime. Le responsable peut le refuser en démontrant des motifs légitimes et impérieux prévalant sur les intérêts de la personne, ce qui est le cas d'une créance certaine, liquide et exigible.
Où sont hébergées les données ?
Sur une infrastructure située en France, sans transfert hors Union européenne. Le chapitre V du RGPD, relatif aux transferts internationaux, ne trouve donc pas à s'appliquer, ce qui simplifie considérablement la validation par un DPO.

Un dossier à valider en conformité ?

Contrat de sous-traitance article 28 fourni avant signature, hébergement France, restitution des pièces en fin de mission.

Signer un mandat → 📞 01 84 80 35 16

Dernière mise à jour : 31 août 2026 · Textes cités : règlement (UE) 2016/679 (RGPD), articles 5, 6, 9, 13, 14 et 28 et chapitre V ; article L.123-22 du Code de commerce ; article L.1110-4 du Code de la santé publique ; article 226-13 du Code pénal. Page informative, ne constituant pas un conseil juridique individualisé.

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