Guide

Petites créances.
Aucun montant minimum.

Une facture de 200 € se traite exactement comme une facture de 200 000 €. La commission est un pourcentage des sommes encaissées, sans frais de dossier ni forfait d'ouverture : le modèle reste viable quel que soit le montant. C'est ce qui distingue un recouvrement au succès d'un cabinet qui facture des frais fixes et doit donc refuser en dessous d'un plancher.

0 €
Montant minimum
0 €
Frais de dossier
10 %
HT amiable B2B
40 €
Indemnité par facture
Le calcul

Ce qu'il vous reste vraiment

Sur un modèle au succès, la question n'est pas « est-ce rentable » mais « préférez-vous une partie ou rien du tout ».

Créance B2B Commission 10 % HT Il vous reste Sans rien faire
200 € 20 € 180 € 0 €
500 € 50 € 450 € 0 €
1 200 € 120 € 1 080 € 0 €
30 × 60 € (portefeuille) 180 € 1 620 € 0 €

Montants indicatifs en cas de recouvrement intégral. Commission due uniquement sur les sommes effectivement encaissées.

Le détail

Pourquoi tout le monde refuse les petits montants

Une question de modèle économique, pas de difficulté

Récupérer 400 € n'est pas plus difficile que récupérer 4 000 €. Le travail est le même : vérifier la créance, identifier le bon interlocuteur, relancer, négocier.

Ce qui change, c'est la façon dont le prestataire se rémunère. Un cabinet qui facture des frais de dossier, un forfait d'ouverture ou un abonnement doit couvrir ces coûts fixes. En dessous d'un certain montant, l'opération devient défavorable pour son client, alors il fixe un plancher. D'où les seuils couramment observés à 500 ou 1 000 €.

Sans frais fixes, ce plancher n'a plus de raison d'être. La commission s'ajuste mécaniquement au montant récupéré.

Le cas du portefeuille

Le sujet ne se pose presque jamais sur une facture isolée. Il se pose sur des encours composés de nombreux petits montants, typiques de certaines activités.

  • Cabinets de santé — restes à charge de quelques dizaines d'euros, répartis sur des dizaines de patients
  • Salles de sport et abonnements — mensualités rejetées, engagements abandonnés
  • Organismes de formation — soldes non réglés après la fin du parcours
  • Location et prestations récurrentes — facturation mensuelle, impayés en cascade
  • E-commerce et services — paiements échoués, commandes non honorées

Pris isolément, chacun de ces montants ne justifie aucune démarche. Additionnés, ils représentent souvent plusieurs milliers d'euros que l'entreprise a fini par considérer comme perdus.

Comment se traite un portefeuille

Par import groupé plutôt que dossier par dossier : un fichier CSV, une archive de PDF, ou une connexion API depuis votre outil de facturation. Chaque créance est ensuite traitée individuellement, mais suivie dans un tableau unique où vous voyez l'avancement de l'ensemble.

Le traitement lui-même diffère de celui d'une grosse créance. Sur de petits montants, la mise en demeure formelle produit moins d'effet qu'un contact direct assorti d'un lien de paiement immédiat ou d'une proposition d'échéancier. L'objectif est de lever le blocage, pas d'impressionner.

La procédure simplifiée : ce qu'elle permet et ne permet pas

L'article L.125-1 du Code des procédures civiles d'exécution prévoit une procédure simplifiée de recouvrement des petites créances, conduite par un commissaire de justice, permettant d'obtenir un titre exécutoire sans passer devant un juge.

Sa limite est déterminante et souvent passée sous silence : elle suppose l'accord du débiteur. Si celui-ci garde le silence ou refuse, la procédure n'aboutit pas et il faut revenir à l'injonction de payer classique. Autrement dit, elle fonctionne quand le débiteur coopère — c'est-à-dire précisément dans les cas où la phase amiable aurait probablement suffi.

Les 40 € que vous oubliez de réclamer

Entre professionnels, toute facture payée en retard ouvre droit à une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement, prévue à l'article L.441-10 du Code de commerce. Elle est due de plein droit, par facture, sans qu'il soit nécessaire de la réclamer au préalable ni de justifier d'un préjudice.

Sur une créance de 300 €, cela représente plus de 13 % du montant. Sur un portefeuille de trente factures, 1 200 €. S'y ajoutent les pénalités de retard, dues dès le lendemain de l'échéance au taux prévu à vos conditions générales. Détail de l'indemnité forfaitaire · Calculer les pénalités de retard.

Le seul vrai critère : la prescription

Un petit montant ne devient jamais irrécouvrable à cause de sa taille. Il le devient à cause du temps.

Cinq ans entre professionnels (article L.110-4 du Code de commerce), deux ans face à un consommateur (article L.218-2 du Code de la consommation). Sur des abonnements ou des prestations récurrentes, le délai court échéance par échéance : chaque mensualité impayée a sa propre date de départ, et les plus anciennes s'éteignent en premier. Vérifier le délai applicable.

Questions fréquentes

FAQ petites créances

Y a-t-il un montant minimum ?
Chez HIMILCO, aucun. Une facture de 200 € se traite comme une facture de 200 000. La commission étant un pourcentage des sommes encaissées, sans frais de dossier ni forfait, le modèle reste viable quel que soit le montant.
Pourquoi la plupart des cabinets refusent-ils les petites créances ?
Parce que leur modèle repose sur des frais de dossier ou un forfait d'ouverture. En dessous d'un certain seuil, ces coûts fixes rendent l'opération défavorable pour leur client. D'où les planchers couramment fixés à 500 ou 1 000 €.
Cela vaut-il le coup pour 500 € ?
Sur un modèle au succès, vous ne payez que sur ce qui rentre. Sur 500 € récupérés en amiable B2B à 10 % HT, il vous reste 450 € HT que vous aviez déjà passés en perte, plus l'indemnité forfaitaire de 40 € due entre professionnels.
Comment traiter un portefeuille de nombreuses petites créances ?
Par import groupé : fichier CSV, archive de PDF ou connexion API. Chaque dossier est traité individuellement mais suivi dans un tableau unique. C'est le cas typique des cabinets de santé, salles de sport, organismes de formation et abonnements.
Qu'est-ce que la procédure simplifiée pour petites créances ?
Prévue à l'article L.125-1 du Code des procédures civiles d'exécution, elle permet à un commissaire de justice de délivrer un titre exécutoire sans juge. Sa limite : elle suppose l'accord du débiteur. En cas de silence ou de refus, il faut revenir à l'injonction de payer.
Puis-je ajouter des frais à ma petite facture impayée ?
Entre professionnels, oui. Les pénalités de retard sont dues de plein droit dès le lendemain de l'échéance, et une indemnité forfaitaire de 40 € est exigible par facture (art. L.441-10 C. com.). Sur une créance de 300 €, cela représente plus de 13 % du montant.
Une créance de quelques dizaines d'euros est-elle traitable ?
Oui, en particulier au sein d'un portefeuille. Trente créances de 60 € représentent 1 800 € : c'est le montant global qui compte, pas la valeur unitaire. L'import groupé évite d'avoir à déposer les dossiers un par un.

Des petits impayés qui s'accumulent ?

Signature du mandat en ligne en 10 minutes. Aucun frais fixe, aucun montant minimum, commission uniquement sur les sommes récupérées.

Signer un mandat Simuler mon dossier

Dernière mise à jour : 1er septembre 2026 · Textes cités : articles L.110-4 et L.441-10 du Code de commerce, article L.218-2 du Code de la consommation, article L.125-1 du Code des procédures civiles d'exécution. Page informative, ne constituant pas un conseil juridique individualisé.

Secteurs à petites créances

Recouvrement santé · Recouvrement salle de sport · Recouvrement formation · Recouvrement e-commerce · Professions libérales · Recouvrement artisans

Guides & ressources

Huissier ou société de recouvrement ? · Relancer soi-même ou externaliser ? · Recouvrement sans frais · Prix du recouvrement · Indemnité forfaitaire de 40 € · Pénalités de retard · Délai de prescription · Facture impayée par un particulier · Simulateur · Tarifs

Autres secteurs

Recouvrement agences · Recouvrement agroalimentaire · Recouvrement informatique · Recouvrement propreté · Recouvrement sécurité · Recouvrement artisans · Recouvrement industrie · Recouvrement logistique · Professions libérales · RGPD et recouvrement · Petites créances